Paris en Chiffres - Tableau de bord

Taux d’occupation, arrivées et nuitées hôtelières, fréquentation par nationalités, prix moyens, RevPAR, trafic passagers des aéroports…

Chaque mois le tableau de bord de l’Observatoire économique du tourisme parisien permet, grâce à différents indicateurs, de suivre au plus près l’évolution de la conjoncture touristique parisienne. Ces statistiques sont également enrichies d’analyses et de données issues des enquêtes de l’Observatoire.

Tableau de bord détaillé du mois d'août 2017 :

Reprise de la fréquentation touristique: l'exception britannique

Avec plus de 2 millions d’arrivées au mois de mai, le volume de touristes hébergés dans les hôtels du Grand Paris augmente significativement par rapport à mai 2016 (+6,1 %) pour revenir à un niveau comparable à celui de mai 2015 (+0,4 %). Les arrivées nationales continuent leur progression (+3,7 % par rapport à mai 2016 et +4,4 % par rapport à 2015) tandis que les arrivées étrangères enregistrent des performances plus modérées (+8,4 % par rapport à mai 2016 mais -3,0 % par rapport à 2015).

Les volumes de fréquentation au cumul des cinq premiers mois de l’année restent toutefois exceptionnels avec, au regard des dix dernières années, un double record : le volume des arrivées étrangères (4,4 millions d’arrivées) ; ainsi que celui des nuitées d’affaires qui se monte à 10,2 millions (53,9 % des nuitées hôtelières du Grand Paris en 2017). Le tourisme de loisirs enregistre certes une reprise significative (+18,6 % de nuitées par rapport à 2016) mais ne retrouve pas encore le niveau record de 2014 (-21,9 %).

Une reprise plus modérée au mois de mai

La reprise de la fréquentation internationale observée depuis la fin 2016 marque très légèrement le pas au mois de mai. Les marchés européens sont en première ligne avec une hausse modérée par rapport à mai 2016 (+1,9 %) mais un recul de -12,9 % par rapport à mai 2015. De fait tous les marchés continentaux sont en baisse par rapport à mai 2015. Et des reculs sont également observés par rapport à mai 2016 pour les Britanniques (-11,0 %), les Allemands (-9,5 %), les Belges (-10,8 % ) et les Italiens (-2,4 %).

Pour les marchés long-courriers, qui depuis le début de l’année enregistrent de fortes progressions, le mois de mai s’avère également plus timide. Les arrivées chinoises augmentent certes de +19,1 % par rapport à mai 2016 mai affichent un recul de -3,7 % par rapport à 2015. Les arrivées des pays du Proche et Moyen-Orient reculent de -7,8 % par rapport à mai 2016 et de -0,1 % par rapport à 2015.

Considérant le mois de mai, ce sont les touristes en provenance des Etats-Unis (+13,8 % d’arrivées par rapport à 2016 et +6,2 % par rapport à 2015), des pays d’Autre Asie/Océanie (+18,1 % et +22,3 %) et d’Afrique (+1,5 % et +5,1 %) qui tirent la fréquentation touristique internationale vers le haut.

L’exception britannique

Bien que la fréquentation touristique internationale se consolide significativement depuis le début de l’année le marché britannique fait à ce stade exception. Avec 428 000 arrivées hôtelières au cumul des cinq premiers mois de l’année, le marché britannique, deuxième marché international du Grand Paris, enregistre son plus faible volume d’arrivées depuis les dix dernières années (constat également valable pour les mois de février, de mars et de mai) : il s’agit du seul marché ici étudié dont les volumes d’arrivées ne dépassent pas ceux de 2016.

Le Brexit est évidemment un élément explicatif majeur : un an après le référendum la livre sterling a perdu 14 % de sa valeur par rapport à l’euro ; l’inflation croit et la croissance économique ralentie (+0,2 % au 1er trimestre 2017). La baisse du pouvoir d’achat des Britanniques se répercute sur leurs départs touristiques internationaux. Outre les légitimes débats centrés sur les aspects sécuritaires des destinations touristiques, la donne britannique permet de resituer l’importance des facteurs économiques dans les fluctuations de fréquentation.   

Des prix plus compétitifs ?

Le taux d’occupation des hôtels du Grand Paris atteint 84,5 % au mois de juin soit une hausse de +7,3 pts par rapport à 2016, bénéficiant sans doute du salon aéronautique du Bourget. Le recul du prix moyen (-5,3 % pour se fixer à 168,1 €) n’empêche pas le RevPAR d’afficher une hausse de +3,1 %. 

Enfin retrouvez sur l’espace presse le bilan hôtelier du 14 juillet 2017, période pendant laquelle le taux d’occupation (82,3 %) a augmenté de +6,5 pts par rapport à l’année précédente.

Principaux indicateurs – mai 2017

Arrivées hôtelières Paris

  • Français : 540 548 (+1,3 %)
  • Etrangers : 804 843 (+8,7 %)
  • Total : 1 345 391 (+5,6 %)

Arrivées hôtelières Grand Paris

  • Français : 964 975 (+3,7 %)
  • Etrangers : 1 065 473 (+8,4 %)
  • Total : 2 030 448 (+6,1 %)

Tourisme d’affaires 

  • Proportion des nuitées d’affaires dans les hôtels de Paris : 47,4 % (-4,0 pts)
  • Proportion des nuitées d’affaires dans les hôtels du Grand Paris : 51,1 % (-3,5 pts)

Principaux indicateurs – janvier/mai 2017

Arrivées hôtelières Paris

  • Français : 2 250 452 (+5,7 %)
  • Etrangers : 2 587 889 (+18,7 %)
  • Total : 4 838 341 (+12,3 %)

Arrivées hôtelières Grand Paris

  • Français : 4 777 777 (+7,8 %)
  • Etrangers : 4 411 165 (+16,8 %)
  • Total : 9 188 942 (+11,9 %)

Tourisme d’affaires 

  • Proportion des nuitées d’affaires dans les hôtels de Paris : 49,6 % (-2,1 pts)
  • Proportion des nuitées d’affaires dans les hôtels du Grand Paris : 53,9 % (-1,9 pt)

Principaux indicateurs - juin 2017

Performances hôtelières

  • Taux d’occupation Paris (87,1 % soit +7,3 pts) et Grand Paris (84,5 % soit +6,8 pts)
  • Prix moyens Paris (209,5 € soit - 3,6 %) et Grand Paris (168,1 € soit -5,3 %) 
  • RevPAR Paris (182,5 € soit +5,2 %) et Grand Paris (142,0 € soit +3,1 %)

Résidences de tourisme - Grand Paris

  • Taux d’occupation des résidences : 83,8 % (+4,0 pts)
  • Prix moyens : 127,7 € (-8,4 %)
  • RevPAR : 107,0 € (-3,8 %)