Le Tourisme à Paris - Chiffres clés 2009 (édition 2010)

Après des années de croissance de la demande touristique ayant vu la fréquentation parisienne atteindre des sommets, 2009 fut placée sous le signe de la crise financière mondiale. Celle-ci n’a pas épargné le monde du tourisme et l’incertitude qu’elle a engendrée, pour les touristes comme pour les entreprises, a affecté l’économie touristique parisienne. | Publié le 31 juillet 2017

Chiffres clés 2009 © OTCP

Les nuitées hôtelières étrangères ont ainsi diminué de 4,4 % alors que celles des Français, qui ont privilégié leur propre pays pour leurs vacances, n’ont diminué que de 1,7 %. Les nuitées hôtelières d’affaires ont également diminué de 4,3 %, ce qui reflète le souci d’économie des entreprises. Cette situation a particulièrement pesé sur les performances de l’hôtellerie parisienne, dont le revenu moyen par chambre disponible (RevPAR) a chuté de 12,3 %.

Toutefois, la baisse globale du nombre total des nuitées hôtelières est restée limitée, à 3,4 % : leur niveau atteint 33,9 millions, soit autant qu’en 2006. Paris a mieux résisté que la plupart de ses concurrentes, grâce à des atouts de poids tels que son mix clientèle,  qui s’ouvre de plus en plus aux pays émergents, et son image positive à travers le monde. Cette 8e édition du Tourisme à Paris – chiffres clés se fait d’ailleurs pour la première fois l’écho des études internationales qui positionnent Paris comme une destination de qualité, à l’offre diversifiée et en perpétuel renouvellement.

Cette qualité de l’offre touristique parisienne, dans le domaine de la culture comme de l’hébergement, est un des meilleurs remparts à la crise. La création d’une cinquième étoile et la modernisation des standards de l’accueil dans les hébergements touristiques ne pourront que contribuer à la rendre encore plus attractive.

Le retour de marchés aussi importants que les américains ou les japonais depuis la mi-2009 ou la reprise de la croissance des arrivées hôtelières depuis novembre 2009 sont des éléments positifs nous permettant d’envisager 2010 comme une année de reprise.